• ** Présentation semaine de la mode - Londres 2008/2009 **

     

    Imprimés euphorisants, tenues de soirée glam à souhait et réminiscences de l’âge d’or des eighties... Lors de la Fashion Week printemps-été 2009 qui s’est achevée à Londres, les créateurs ont conjuré la crise avec jubilation.

     

    Londres, en ces temps de crise, coule des jours heureux dans sa bulle de chewing-gum rose bonbon. Podiums saturés de couleurs, public surlooké dopé au Red Bull et soirées hype, ont marqué les derniers jours de cette London Fashion Week printemps-été 2009. Depuis dimanche, ses groupies n’en avaient que pour lui : après un début de semaine plutôt plan-plan au royaume de l’excentricité, Christopher Kane était l’homme que tous attendaient. Mardi, donc, le designer anglais s’est installé dans les entrepôts de Topshop, sponsor omniprésent. Le buzz est à son comble, pourtant aucune célébrité à l’horizon. On murmure que les places sont trustées par les acheteurs et les journalistes du monde entier. Et à juste titre.

      

    Le premier passage balaie les dernières inquiétudes : l’étonnante Lara Stone arpente le podium moulée dans un cachemire imprimé léopard magenta, rentré façon pin-up rockabilly dans une jupe de cuir jaune découpé en pastilles. Plus loin, ces demi-cercles, leitmotiv du défilé, forment sur les manches d’une veste comme une crête de crocodile ; évoquent des figures animalières et exotiques en plastron sur une jupe en cuir d’une souplesse et d’un tomber à couper le souffle ; puis se déclinent dans une gaze délicate sur les coutures d’un tailleur-pantalon. Soudain, le crocodile stylisé laisse place à un gorille figuratif, sérigraphié sur le buste d’une robe d’écolière impeccablement fitté. Enfin, trace sombre sur une robe de mousseline, la fourrure dessine des motifs graphiques. C’est d’une poésie infinie, sans aucune nostalgie pop. Backstage, Kane explique que sa collection est un mix improbable entre La Planète des singes et One Million Years B.C., film de 1966 dont Raquel Welch est l’héroïne.

     

    Ce show ovationné a donc signé le retour aux sources délurées des collections londoniennes. Avec un net penchant pour les années 1980 comme le confirme, plus tard dans la journée, l’autre chouchou de la semaine : Giles. Le Tout-Londres (et plus) est sur les rangs, du photographe allemand Juergen Teller à « la fille de » Lizzy Jagger en passant par l’actrice américaine Mischa Barton et la femme d’affaires conservatrice Samantha Cameron.

    Robe bondage à la Alaïa, motifs Memphis et imprimés camouflage oversize, jersey Milano jaune, géranium ou turquoise, tee-shirts sportswear en mesh et casques en forme de Pac-Man, le personnage culte des premiers jeux vidéos… Giles Deacon n’esquive aucun cliché eighties mais reste fidèle à son allure sexy pleine d’humour. La salle adore et les it-girls du premier rang réserve déjà la robe « jolie madame » décorée de squelettes de farces et attrapes et de Pac-Man en lamé.

    Hélène Guillaume - Madame le Figaro


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